037 – À TRAVERS LES CACTUS

image037ISBN : 978-2-36336-036-6
PAGES : 238
FORMAT : 200 x 130
PARUTION : 12/2011
COLLECTION : Variations nomades
PRIX : 16,90 €


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RÉSUMÉ
Volontiers désigné comme le poète à bicyclette, Édouard de Perrodil, rédacteur-cycliste au Petit Journal et au Figaro, était, à l’’instar de Jarry, un inconditionnel de la « petite reine ». On lui doit d’’autres ouvrages sur ses pérégrinations cyclistes dont le très remarqué Vélo ! Toro ! De Paris à Madrid à bicyclette, en 1893.
À travers les cactus, le récit de sa traversée de l’’Algérie en duo, à la fin du XIXe siècle, est intéressant à plus d’’un titre. D’’abord, par le côté sportif et la performance indiscutable consistant à parcourir le pays d’’ouest en est, dans le sirocco et la chaleur étouffante de la campagne et des plateaux algériens, sur des machines qui étaient loin à l’’époque d’’avoir les atouts de nos bicyclettes contemporaines. Ensuite, par le côté pittoresque, exotique. Première traversée de l’’Algérie en 1895 par deux Occidentaux, ce récit, met en scène deux individus atypiques : Van Marke, jeune belge atteint d’’une foudroyante métamorphose – (il devient alors totalement amorphe) –dès qu’’il descend de machine, et son mentor Édouard de Perrodil, espèce de reporter-gentleman à bicyclette, catholique et bien élevé, qui nous fait découvrir une Algérie où les colons sont légion et l’’indigène encore loin d’’avoir acquis l’’estime à laquelle il pourrait prétendre. Enfin, l’’ouvrage a beau être un récit d’’aventures divertissant, c’’est aussi un récit avec la vision étroite et peu reluisante d’’un métropolitain découvrant l’’indigène arabe dans la France coloniale. Et même si l’on reconnaît à Perrodil ses diverses qualités d’’aventurier et de littérateur voyageur, on ne peut que regretter sa vision teintée d’’un antisémitisme détestable et d’’un racisme primaire face à l’’Arabe autochtone , certains passages, avec notre vision éclairée d’’Européen du XXIe siècle, pouvant sembler d’’une impardonnable légèreté.
C’’est donc à double titre que ce livre est un document intéressant : il ravira à la fois les amoureux de la « petite reine», les amateurs de voyages originaux au long cours et ceux qui estiment qu’’un récit, fût-il, d’’un vélocipédiste naguère célébré, peut parfois en dire long sur les mœurs et les idées d’’une époque révolue.

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