271 – SMITH SMITH, COSMOS

image272ISBN : 978-2-36336-285-8
PAGES : 70
FORMAT : 145 x 210
PARUTION : 11/2016
COLLECTION : Carnets d’artistes
PRIX : 20 €

 

 


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QUATRIÈME DE COUVERTURE…

Strass et palettes : poésie verticale de Smith Smith.
Il faut parfois se méfier des titres. Strass et palettes le prouvent. Smith Smith l’utilise à dessein selon d’ailleurs une perspective qui synthétise son travail à la fois de recup-art et de peinture. Ce titre s’accommode volontairement mal – ou du moins pas en totalité – de la série. Il crée un flou, un phénomène de brouillage propre à l’esthétique de l’artiste.
De la série émerge une rêverie architecturale. Elle fait passer d’un univers surchargé de choses et de rebuts à celui de leur reprise. Elle donne l’impression que le temps se défait pour se recomposer selon une vie imaginante et qui ne serait pas bordé du simple utilitarisme.
La peinture en ses formes premières, rupestres mais abstraites crée les indices d’un dépouillement et d’une réincarnation. Le concret reste présent mais il s’indétermine. Perdurent des zones, des seuils et quelques gradients visuels que la peinture dans sa vitalité soulève.
À l’horizontalité fait place la verticalité. L’œuvre porte à voir le fantôme des choses. Cependant la puissance d’indifférenciation se métamorphose. Surgissent à la fois une prise de possession et une ouverture de possibles plus qu’un obscurcissement et une fermeture.
L’œuvre devient la capacité donnée à ce qui est par principe mal vu. De la palette et son état de zonage émergent une sombre énergie et un entre de la chose et de la non chose. Cet entre devient l’identité et la nature de l’œuvre. Quelque chose flotte et absorbe. L’œuvre conduit vers une autre scène, un nécessaire écart et donne le sentiment d’un espace ouvert.
Surgit de « l’inséparable indistinct » dont parlait Deleuze dans Le Pli, d’autres lignes de forces et d’autres harmoniques. Elles créent des forces de dérivation qui sont des forces primitives. Le monde n’est plus pris sous ses amas, il devient élastique.
Le réel se métamorphose : il entre dans une zone d’étrangement. D’où ce paradoxe : le visible semble se dissoudre dans le néant qu’il absorbe. Existe une étrange incandescence froide que ne trouble aucun bruit. (Jean-Paul Gavard-Perret)

L’AUTEUR
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