ALAIN CALLÈS

CALLÈS (Alain)

CALLÈS (Alain)

Son (ses) livre(s) publiés chez JFE :

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Quelques mots sur l’auteur…
Un auteur à fleur de peau dont les mots montent en volute et caressent l’espoir. Des récits, des nouvelles, de la poésie, un roman, agrémentés ou non des dessins de son compère Claude Gaisne, ponctuent un parcours imprégné de ses actions pour le vivre ensemble.

Vidéo de l’auteur

Autoportrait…
Né en 1949, Alain Callès a une enfance et une scolarité mouvementées.
Parallèlement à ses études de psychologie puis de sociologie, Alain Callès s’intéresse aux techniques psycho-dramaturgiques. Il est l’un des fondateurs du Groupe d’Expression Spontanée.
Engagé très tôt dans la vie active, il a eu un parcours professionnel diversifié.
Impliqué dans la vie sociale, il a été militant syndical actif, animateur et administrateur de radios libres. C’est un ancien membre de la direction nationale d’un mouvement antiraciste et un ancien élu d’une grande ville de la banlieue de Paris où il était chargé de la lutte contre les discriminations et du handicap. Il a publié de nombreux articles sur ces questions en France et à l’étranger.
Il est aussi très impliqué dans Vie Libre, une association nationale d’anciens buveurs qui lutte contre les addictions. Il y aide les alcoolo-dépendants à se sortir de l’enfer de l’alcool. Un enfer dont il a l’expertise, celle de sa peau. Il y a consacré un livre, Éclats de verre paru chez Chloé Des Lys. Ce livre a été mis en scène par Claude Confortès.
Il écrit aussi des textes poétiques publiés dans diverses revues spécialisées. En 2010, il a participé au Cahier des sens, édité par le Nouvel Athanor.
Il a publié Lettres au plus proche du feu dans la collection Ambre consacrée aux récits intimes chez Jacques Flament Editions.
Toujours chez le même éditeur et avec son compère Claude Gaisne, dessinateur, il a publié un livre, Le miroir aux lettres où textes et dessins se répondent dans un face-à-face.
Jacques Flament Editions a également publié Paris à la folie, guide mi-figue mi-raisin de la capitale telle qu’Alain Callès l’a parcourue et perçue durant un demi-siècle, tout en fêtes et en bosses.
Son dernier ouvrage, toujours chez Jacques Flament Éditions, est un livre de poésie : Demain nous lèverons le soleil à l’ouest.
Convaincu que « la poésie sera la clef de voûte d’une révolution fondée sur la culture, sinon la révolution ne sera pas », Alain Callès avale goulûment le temps et ses symphonies, le vent et ses noyés.
Ses complices : les mots ! Des mots qu’il extirpe douloureusement de ses veines.
Une vie autour de mots habillés d’humour pour glisser entre les écorchures et les violences ; une tendresse émeraude dans son regard tourné vers l’autre, des moignons d’espoir tendus vers la chaleur du soleil… et un zeste de provocation pour pouvoir survivre !
Alain Callès peint les mots sous la peau. Des sensations étirées, compressées de mille éclats, fusent dans sa nuit, comme le couteau du peintre écrase d’une souplesse sensuelle sa matière sur la toile. Juste pour rester éveillé.
Des livres vendus à la criée au bout de la jetée, là où le bateau palpite encore de son voyage solitaire sur les flots. Alain aime ces ambiances maritimes où il reste toujours un peu d’encre accrochée aux aspérités des rochers. Son éditeur, c’est un port où se retrouvent ceux qui ont bourlingué un peu ou beaucoup, en amateur ou en voyageur aguerri, mais qui partagent la même passion de navigation sur les mots.
L’auteur aime la castagne, les mots qui se choquent et s’entrechoquent, sifflent comme des balles. Un besoin d’être en colère et en insatisfaction pour avancer, creuser et caresser. Derrière la brûlure du soleil, il y a le duveté d’une peau de pêche. Une saine colère se retourne toujours un peu contre soi-même, alors, Alain C. s’arrange un compromis et improbable. Entre la colère et lui, il glisse une feuille d’humour, cette ironie mouillée de larmes qui empêche les imbéciles de le prendre au sérieux.

Réponses à quelques questions :
Et le décor ?
En bon latin, j’aime planter le décor, par touches successives. Il permet d’être concis sur l’essentiel, de raviner la fêlure et d’empêcher les bords de la cicatrice de se rejoindre, sauf dans l’infini des points qui la composent.
Tes livres, tes films, tes personnages cultes ?
Tout ce qui est multidimensionnel et se déplace simultanément sur plusieurs plans géométriques. J’apprécie ainsi Bernard Noël, Robert Desnos, Michel Foucault, ou Claude-Louis Combet parmi tant d’autres. Sur mes étagères intérieures, ils rejoignent Gaston Couté ou Michel Leiris.
Je reverrais sans compter des films comme L’Âge d’Or, de Luis Bunuel ou Viva la Muerte, d’Arrabal. Léo Ferré, Jean-Roger Caussimon, Jacques Debronckart ou Serge Utgé-Royo me tiennent compagnie depuis des décennies et arment mes violons intérieurs.
J’aime aussi faire danser ma hanche folle, celle que j’ai éclatée dans un accident de moto, sur une voix suave comme celle de Gene Vincent ou plus endiablée avec Zebda. J’aime frissonner avec Barbara. Et puis surtout la chaleur de mes potes de la Mouff., de la Compagnie du TourneZinc qui a produit un spectacle musical à partir de mon livre, avec une mise en scène de Claude Confortès. Tous ces gens habitent un peu quelque part en moi et y swinguent avec Boris Vian, Serge Reggiani ou Serge Gainsbourg.
Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Ce sont surtout les réponses dont il faut craindre le pire…
Pourquoi aimes-tu les ânes ?
Par narcissisme ! Parce qu’ils ne mettent pas les sabots dans l’eau trouble, ni dans la flaque qui reflète leur tête. Un âne, ça a le sens de l’image !
Et la mer ?
Pour son écume insaisissable, pour ses abysses, pour l’insondable de l’homme souvenir de la mer, parce que, quelle que soit la latitude, on peut toujours voir un homme saoul venir de la mère.
Parce que la mer n’est pas docile comme un fleuve et déborde toujours de son lit, insoumise et indomptable. Même si la folie la frappe avec des chaînes, la mer se déchaîne comme elle veut. Alors, avec la folie, on couche dans son lit et on lui fait les petits qui trottent dans nos têtes, là où l’âme se fend en deux, bateau éventré sur la profondeur de l’insondable.
Et les mots sortent alors des doigts pour se coucher langoureusement sur le clavier…

 

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