BALVAL EKEL

EKEL (Balval)

EKEL (Balval)

Son (ses) livre(s) publiés chez JFE :

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Quelques mots sur l’auteur…
Balval Ekel est née à l’écriture en 2009, quarante-six ans après avoir vu le jour du côté du Sud-Ouest.
Elle a toujours travaillé à faire connaître les livres et leurs auteurs et a la chance d’en vivre.

Autoportrait…
Pour être exacte dans ce portrait, il faudrait pouvoir le faire à la manière de Giacometti, un visage perdu dans l’abondance des traits mais émergeant de cette même pelote emmêlée. Peut-être parce que mon identité se construit petit à petit, maladroitement, avec des ratures, des retours en arrière, des repentirs.
Écrire c’est dessiner, essayer de fixer mon image et définir en même temps le monde qui m’entoure, nos relations avec autrui, apercevoir les rives du fleuve qui nous charrie.
Pendant des années le sport dans la nature a été une façon de saisir les limites de mon corps, de l’apprécier aussi dans ce qu’il me permettrait de faire. J’éprouvais – j’éprouve toujours – de la fierté à m’entendre dire que je suis « une force de la nature », mais je vieillis. Je regarde mon corps abandonner un peu chaque jour à la marée de la vie de ses merveilleuses capacités et je me demande de quoi sera faite la laisse de mer.
Il me semble que le rocher de Sisyphe indéfiniment remonté tient de cette volonté indéfectible de se rassembler, de saisir qui l’on est, cette identité qui se construit en se métamorphosant et par essence, nous échappe inlassablement. À moins que l’enfance ne soit restée en moi avec sa nécessité de résister à la morbidité familiale, l’écriture et la lecture comme une protection, un château de sable dont les fortifications ne cessent de se déliter devant une mer plus puissante que lui.
Mon enfance a fait de moi « un être à histoires » comme on peut dire de certaines qu’elles sont « des filles à histoires ». En écoutant les autres, en les lisant, en écrivant, j’essaie de remplacer le sordide par quelque chose de plus lumineux, pour me regarder enfin dans la glace.
Avec plaisir, je m’aperçois que je ressemble de plus en plus à beaucoup d’entre nous.

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