LAURENT HERROU : journal du 24 septembre 2015.

Le 24 septembre.

Eric s’est réveillé contre moi, il avait rêvé que je le trompais avec un jardinier, il disait : un gars moustachu, bien foutu, avec une chemise à carreaux. Je bandais et j’ai pris sa main que j’ai posée sur ma queue dure.
Il a souri.
Il a dit : je vais faire le café, j’ai glissé en miroir vers mon côté du lit, et j’ai enfilé un pantalon sans slip par-dessus mon érection. Je me suis retourné vers Eric, qui bandait dur, je me suis exclamé que je n’étais pas le seul manifestement, je me suis penché vers son sexe, contrant avec mon visage la force de l’érection, l’obligeant à durcir davantage contre moi. Puis j’ai relâché la pression et nous sommes descendu boire le café.
Je voudrais tomber à genoux face à une queue épaisse, inconnue, fermer les yeux, que le sexe me caresse, puis s’enfonce dans ma gorge, qu’il décharge sur mes traits. Je me voudrais chaudement arrosé, vêtu de sperme, je me voudrais brusquement nu, plus loin dans le fantasme, je voudrais : Éric sur mon visage, et qu’il s’enfonce en moi, derrière. Ou tout à la fois : la force des sexes anonymes et l’amour physique avec Éric, son corps, leur queue.
Toutes les queues du monde.
Arnaud avait repris pendant le colloque cette première phrase de Laura qui disait l’envie de composer avec le corps des hommes un tapis, un tissage, une œuvre liée, apaisante, jouissive. Il avait conclu dans sa présentation que cette œuvre dont je parlais, c’était forcément : le livre.
J’opine, en choisissant bien mes mots.

Les commentaires sont fermés.