Résultats de recherche pour : Quatre

CLAUDE-ALAIN PLANCHON

PLANCHON (Claude-Alain)

PLANCHON (Claude-Alain)

Son (ses) livre(s) publiés chez JFE :

traitsaucrayonnoirpasdefleurspourduneparkerladamecelesteetlediabledelicatpaniqueadeercreek

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques mots sur l’auteur…
Après avoir achevé ses études à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, Claude-Alain Planchon est entré à l’Hôpital Américain de Paris où il a travaillé de nombreuses années dans le domaine de l’imagerie médicale de pointe. Titulaire d’un Certificat d’Études Spéciales en Médecine Nucléaire et d’un Diplôme d’Études Universitaires en Cancérologie Clinique, il a été le Président-Fondateur de CHOIX VITAL : Parole & Cancer®, association d’information et de soutien aux patients cancéreux et à leurs proches, branche française de Vital Options® International, la plus importante organisation de communication sur le cancer aux États-Unis. Outre de nombreuses publications médicales, il a été journaliste aux Nouvelles Esthétiques de Milan et a collaboré à de nombreux ouvrages collectifs. Il a à son actif treize ouvrages publiés et une pièce de théâtre en 2019, tirée de son livre La dame céleste et le diable délicat, adaptée pour le Studio Hébertot à Paris par Bérengère Dautun, ex-sociétaire de la Comédie Française, avec Bérengère Dautun et Alexis Néret dont le rôle a été repris par Stéphane Cotin depuis le Festival Off d’Avignon 2021, qui en a également réalisé la mise en scène. Le Prix de La meilleure comédienne du Festival Off d’Avignon 2021 a été décerné à Bérengère Dautun pour son interprétation dans le rôle de la Dame céleste.

Ses livres en vidéo, c’est ici.

Autoportrait…
Claude-Alain est un incorrigible et inaltérable prosateur. Il écrit comme il respire. Ainsi, vous lui demandez 2000 signes pour son autoportrait et il vous en fournit 6000. Que faire ? Sabrer ? Sacrilège… Simplement donc céder à sa volonté et… que les autres auteurs me pardonnent ! (note de l’éditeur)

planchon:autoportrait« …UN BOURGEOIS DÉCALÉ ! »

« L’écrivain est une sorte de voyant émerveillé »
(André-Pierre de Mandriargues)

Dualité première…
Je suis né à Nevers de mère nivernaise et de père berrichon. Je n’ai aucun souvenir de cette époque. Ceux qu’on m’a forcément racontés, je les ai faits miens forcément. Ils sont de l’encre sur du papier. Des grands-parents maternels à Nevers gâteux et gâteaux. Une grand-mère paternelle à Bourges, bourgeoise, bigote, méchante. L’ancienne version de « Cruella d’Enfer » ! Elle ne m’aimait pas. Tant mieux pour moi! Mention spéciale : ma grand-tante maternelle, Adrienne. Elle avait eu une coxite tuberculeuse. Elle était restée boiteuse. On l’avait mariée à un pauvre gars, l’oncle Paul. Il eut la noblesse de tirer sa révérence très tôt en glissant sous un train dès le début de la mobilisation. Adrienne fut la première veuve de guerre. Pensionnée, elle passait ses congés chez nous à Paris. Etant donné son handicap, j’étais son chevalier-servant. Malgré sa disgrâce, c’est la seule de la famille qui me faisait rêver. Grâce à elle, je découvris le charme désuet des opérettes. Je les ai toutes vues au Châtelet : Marcel Merkes et Paulette Merval, Annie Cordy, Jean Richard, Georges Guétary, sans oublier l’idole, Luis Mariano au cirque PINDER, « Le chanteur de Mexico » ou « Violettes impériales ». Elle détestait Tino qu’elle trouvait ampoulé…

Dualité seconde…
Nous sommes arrivés à Paris après un bref détour par le Mans (mon père appelait les manceaux, les « culs de chien »). J’avais 5 ans. Mes premiers souvenirs, je me les suis forgés là-bas. Nous habitions une luxueuse propriété « La Clairière » qui jouxtait le golf de Saint-Cloud. Cette demeure avait appartenu à la dynastie des Schneider, propriétaires des forges du Creuzot et initiatrice en France de la révolution industrielle au début du 19ème siècle. Les hauts murs, les volets électrifiés et l’imposant portail nous isolaient du monde. Comme dans « La Belle et la Bête » de Cocteau, ils abritaient un parc immense avec des « folies » abandonnées qui nous servaient d’aires de jeu. Il y avait aussi un grand verger et une merveilleuse roseraie, modèle réduit du « Hameau de la reine » à Versailles. Nous n’arrivions pas à occuper toutes les pièces de la maison. Mes parents n’en n’avaient accaparées qu’une vingtaine! La carctéristique des domestiques était leur rapide « turn-over ». Ma mère était jalouse et mon père était coureur. Un couple de gardiens, un jardinier, une bonne à tout faire et… l’horrible gouvernante, Elise, que nous surnommions « Carabosse ». Une femme à l’esprit retord, mais avec l’apparence doucereuse d’une Mater Dolorosa. Au premier étage, maman était très malade. Elise nous surinait qu’elle allait mourir mais qu’elle s’occuperait bien de nous avec Monsieur : premier sens de l’injustice. Heureusement, maman survécut. Comme l’étiquette de la maison était sévère, je me sauvais dès que je le pouvais. Avec mes petits voisins, Miquette et Philippe, on s’enfonçait dans les bois pour s’inventer des mélodrames où l’on côtoyait parfois le diable. C’était là pour moi un vrai pouvoir : j’étais le roi, Miquette était ma princesse, et son frère Philippe, le valet ou le chien, c’était selon. Au temps du « SHAPE* », nous vivions entourés des dignitaires de l’armée américaine, accros des greens aux 18 trous. A fréquenter brièvement leurs enfants, je me forgeai très tôt une certaine idée du « rêve américain ».
En 1968, lorsque l’Europe économique et sociale fut sur pieds, « La Clairière » fut livrée aux bulldozers. Sur le terrain défriché, là où avaient vécu entourés d’esprits, les rois et des reines de mon enfance, on construisit des logements sociaux. Le nivellement par le bas se rapprochait des gens du « Golf » telle une vague meurtrière ! Dur, dur… A 19 ans, je brûlai mon nounours et je me décidai enfin à appréhender la réalité des choses. De mal en pis, à partir de ce moment-là, j’ai toujours su où me réfugier dans ma bulle.

Dualité troisième…
J’ai toujours voulu être médecin. J’ai redoublé mon bac Math-Elem (15% de reçus en 1966) ce qui ne m’a pas empêché de mener des études brillantes. J’ai commencé par la chirurgie qui ne s’est pas révélée attrayante. Je me suis orienté ensuite vers la radiologie interventionnelle pour finir en Médecine Nucléaire. Cette spécialité exigeait un haut niveau en maths et en physique. J’étais nul en biophysique mais j’excellais dans le challenge ! Je commençai par travailler à l’IGR** de Villejuif chez mon maître le professeur Maurice Tubiana. En 1973, je fus approché par le professeur Roger Perez qui me débaucha trois ans plus tard pour faire de moi son assistant à l’Hôpital Américain.
Je me souviens du premier entretien :
– Qu’est-ce-qui pourrait vous faire croire que je vais vous engager ?
– Parce qu’avec vous, je serai le meilleur !
Tout le contraire de moi, mais les mots étaient sortis de ma bouche comme ça… BANCO ! J’en pris pour 40 ans !

Dualité quatrième…
En 1985 je suis retourné à la faculté de médecine Saint-Antoine pour passer un Diplôme d’Etudes Universitaires de Cancérologie Clinique. Je fus reçu avec brio. Trois ans plus tard, jepassais de la théorie à la pratique. Je m’octroyai en effet une saloperie de cancer. Stade IV, celui d’où l’on ne revient pas. Ça fout sacrément les chocottes de penser mourir à 39 ans ! Le tout c’est de ne surtout pas y croire… C’est ce que je raconte dans « Le Cancer maux à mots*** », ouvrage à l’occasion duquel je rencontrai la poétesse Anne de Commines. J’en profitai pour écrire à « quatre mains » un recueil original de poèmes****.

Dualité dernière…
Quand j’étais au lycée Hoche à Versailles, j’avais une prof de Philo., mademoiselle Cohen. Je la trouvais mauvaise parce que je la mettais mal à l’aise et qu’elle me donnait l’occasion d’en profiter. Mes notes s’en ressentaient. Une vengeance de prof facile… A ce stade, le combat est inégal. Un jour sur le chemin de la gare Rive Droite, mademoiselle Cohen courut se joindre à nous. Elle s’adressa à mon copain Patrick, le premier de la classe. Elle tenta vainement de le persuader d’entamer une carrière universitaire. Patrick dessinait des bateaux. Il ne rêvait que de voguer en mer. Trop tard, il s’etait déjà inscrit dans une école de marine marchande. Je tentai alors de reprendre la conversation. Mademoiselle Cohen me lança une phrase cinglante dont seuls les pensionnés de l’Education Nationale ont le secret :
— Monsieur Planchon, ne venez pas interrompre une conversation à laquelle vous ne comprenez rien. Je sais ce que vous valez et qui vous êtes. De toute votre vie, vous ne serez jamais capable d’aligner trois mots !
Mademoiselle Cohen se trompait. C’était un professeur novice qui se protégeait de la peur par le mépris d’autrui. Son leitmotiv : « vous êtes d’une nullité crasse ! ». En fait j’aurai passé toute ma vie à écrire. Mes premiers poèmes, je les ai composés dès 8 ans. Tout en exerçant médecine, j’écrivais de nombreux articles scientifiques ainsi que des articles généraux pour « Les Nouvelles Esthétiques de Milan ».
En 2002, en tant que « survivor » je fondai avec Selma R. Schimmel, l’association CHOIX VITAL : Parole & Cancer®. Au sein de nos premiers groupes de parole, j’eus la chance de rencontrer un ange « Valentin » alors âgé de huit ans. Il avait un cancer des os. A sa mort trois ans plus tard, je décidai de rendre hommage à son courage et à sa mémoire. Ma fille me donna la solution : je passais des vacances près de Tours chez les Bedos. Le manoir qu’ils louaient était effrayant pour les enfants. J’écrivis une histoire pour leur fille Victoria et pour Justine. Ainsi naquit le conte « Le prince aux mains rouges » qui démythifiait ainsi le terrifiant « Cave Canem » gravé dans la mosaïque de l’entrée.
Plus tard, je demandai à l’un de mes patients, Patrice Larue, d’en faire les illustrations. Anne Delbée en écrivit la préface. Dans la jungle des éditeurs, j’eus la chance d’en trouver un pour s’associer de suite à la « bonne cause ». Le livre rencontra un franc succès, puisqu’il fut réédité deux fois. Les droits d’auteur furent reversés à « L’Oasis », la première Maison de Soins Palliatifs Pédiatriques à Seysses près de Toulouse. En 2011, Daniel Cohen (ça ne s’invente pas) directeur de la collection « Ecritures » aux éditions de L’Harmattan, publia mon premier roman d’autofiction «  Sans stèle fixe ». L’année suivante, Hélène Bernardeau dite « La Crabahuteuse » me demanda via Internet, de corriger le BAT de son livre ***** « Il est moins tard que tu ne penses » pour le compte des Editions Jacques FLAMENT. J’en profitai pour présenter à l’éditeur quelques-unes de mes histoires macabres qu’il publia en 2012 sous la forme d’un recueil de nouvelles : « Traits au crayon noir ». Fort de mon succès, je me remis au travail pour écrire une histoire à travers laquelle, je pourrais raconter ce que j’avais vécu à New York lors des évènements du 11 septembre. Ainsi paru en 2013 toujours chez Jacques Flament Editions, Pas de fleurs pour Dune Parker.
La vie n’aura pas été avare avec moi. J’aurai côtoyé sans cesse le merveilleux. En 1983, j’avais eu la chance de rencontrer Madame Gilberte Cournand, célèbre galeriste, journaliste critique de danse et mécène. Elle m’initia aux pratiques de l’opéra et me présenta à mon demi-frère, le danseur Larrio Ekson******. Ce sera l’objet d’un prochain livre à sortir en septembre chez Jacques Flament Editions, à partir de notre correspondance intime.
Un parcours chaotique m’aura appris que tout avait un prix. Dans ce labyrinthe enfumé, j’ai fait mien l’un des grands principes de la verticalité de la vie. J’ai compris qu’il s’agissait davantage de s’affronter soi-même que de se battre contre les autres. La vie m’a confectionné un habit d’Arlequin. Il se compose de pièces affadies et colorées cousues les unes aux autres par quelque enchanteur. Pas besoin de psychanalyse, il me sied à ravir. L’écriture participe chez moi, à un processus de pacification intérieure : se retrouver soi-même pour ne pas sombrer. Mes livres sont en grande partie autobiographiques. C’est un jeu malin où se confondent fiction et réalité féconde. Ne jouons pas les faux modestes : Je suis mon héros préféré !
Arlequin se met à nu. Dans le miroir, il mire son corps…

* Supreme Headquarters Allied Powers in Europe
**Institut Gustave Roussy
***Le cancer maux à mots, série de témoignages recueillie avec la complicité de Anne de Commines pour le compte de Choix vital : Parole & Cancer®. Editions Josette Lyon, 2011.
****Il est moins tard que tu ne penses, Jacques FLAMENT Editions, 2011.
*****L’an nuit des rois, pour la collection Poètes des cinq continents, Éditions de l’Harmattan, 2011.
******The last Pow Wow of Bright Sky, in La clarté sombre des réverbères, Jacques Flament Éditions, 2014.

 

JOËL LUGUERN

LUGUERN (Joël)

LUGUERN (Joël)

Son (ses) livre(s) publiés chez JFE :

pierrebarouh

 

 

 

 

 

 

 

Quelques mots sur l’auteur…
Joël Luguern est né en 1946. Sa mère lui a transmis le virus de l’Indochine, où elle naquit et vécut son enfance, et celui de la chanson française. Depuis l’âge de 23 ans, il ne cesse de parcourir cette région de l’Extrême-Orient ; coopérant d’abord, journaliste ensuite, responsable de programmes humanitaires enfin.
En France, il a exercé plusieurs métiers : éducateur pour jeunes handicapés mentaux, marchand de journaux, mais aussi pendant un temps – trop court à son goût… – empoteur de caviar et enfin postier, bien sûr…
Quant à la chanson française, s’il l’aime dans sa grande diversité, c’est l’œuvre de Pierre Barouh qu’il apprécie surtout. Au point de transformer cette passion en une biographie, après avoir écrit quatre livres sur le Viêt-nam.

Autoportrait…
À venir

 

RAPHAËL HUERTAS

HUERTAS (Raphaël)

HUERTAS (Raphaël)

Son (ses) livre(s) publiés chez JFE :

eglisesdesardenneseglisesdesardennes(2)

 

 

 

 

 

 

 

Quelques mots sur l’auteur…
Originaire de Paris, Raphaël Huertas est enseignant en SEGPA au collège de Rimogne. Il est tombé sous le charme des anecdotes et des légendes des villages ardennais. Il est ce qu’on peut appeler un Ardennais de cœur…

Autoportrait…
Né en 1976 en banlieue parisienne, mes études de musique me mènent à Reims à la faculté de musicologie et au Conservatoire de Région. Je passe ensuite le concours de formation des maîtres pour devenir professeur des écoles. Au bout de quatre ans d’enseignement dans l’Aube, je rejoins ma compagne dans les Ardennes où je me spécialise dans l’enseignement auprès des élèves en grande difficulté scolaire. Je suis toujours, depuis 2006, au collège de Rimogne, en classe de SEGPA.
Ma venue dans les Ardennes me permit de découvrir les légendes et histoires que l’on pouvait se raconter lors des veillées dans les maisons des villages ardennais. Ma grande passion pour l’Histoire et notamment pour la période médiévale me mena sur les traces de Godefroy de Bouillon et autres héros de cette région. Fasciné par l’architecture des édifices religieux, j’entrepris de référencer sur un blog les églises Ardennaises en essayant de mêler légendes et Histoire des Arts.
Depuis, le blog a pris de l’ampleur et un premier livre est paru en mars 2013, fruit de ma rencontre avec Jacques Flament. Le second tome est prévu pour l’automne 2014.

 

ALAIN EMERY

EMERY (Alain)

EMERY (Alain)

Son (ses) livre(s) publiés chez JFE :

lesporcelaineslepauledescavaliersdunsimplejouralautrelebunker(5)jacklondonjournal2015emerycetteseulevoix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques mots sur l’auteur…
Alain Emery est né en 1965 à Saint-Brieuc.
Il est l’auteur de huit recueils de nouvelles (le septième, D’aussi vastes déserts, aux      Éditions de la Tour d’Oysel, était finaliste du Prix Boccace 2014), de sept polars et d’autres ouvrages (Petits morceaux du paradis, Éditions Ouest et Compagnie).
Il a publié en revue (Matricule des Anges, Archipel, Brèves, Harfang, Hopala…), participé à diverses anthologies (Ici et là, en Bretagne, aux Éditions Keltia Graphic – Remix aux Éditions Hachette, etc.) et signé des fictions pour Radio France.
Il anime en bibliothèque, depuis 2012, des rencontres  autour de Giono, Faulkner, Cendrars, London…
Chez Jacques Flament, il a signé cinq ouvrages, Les Porcelaines, L’épaule des cavaliers, D’un simple jour à l’autre, Cette seule voix (livre d’art réalisé en collaboration avec Anne Lurois) et Jack London, un ogre au cœur d’argile.
Autodidacte à l’imaginaire fertile, Alain Emery s’appuie sur une écriture baroque pour explorer notre humanité.

Autoportrait à la torche…
emery-autoportrait
Je suis, face à moi, comparable au peintre devant la toile blanche. J’hésite. Entre le rouge ardent des bateleurs et le bleu de Prusse qui sied aux océans comme aux mélancolies.
J’espère quelques nuances : pouvoir, au noir charnu de mes colères, opposer la couleur chaude d’un cœur ouvert aux quatre vents ; livrer mes camaïeux, m’offrir un clair-obscur. Mais je ne suis sûr de rien. Au fond, je ne sais de moi que deux ou trois petites choses.
D’abord, que j’écris chaque jour, quoi qu’il advienne, comme du fond de cette cabane de jardinier où je me cachais, étant gosse. Entre les planches disjointes, les bruits du monde dont j’avais réussi à m’extraire me parvenaient alors atténués, cotonneux, comme à l’aube d’un jour de neige. C’est en partie après ce feutre que je cours désormais.
Ensuite, et quoi qu’on dise de mon écriture (qu’elle se montre sensuelle, poétique, baroque ; selon les jours, baume ou poison violent. On dit ce qu’on veut) que je m’en sers comme d’une torche. Je traverse les nuits inquiètes. Je fouille en nos ténèbres. Sous les ombres, au fond des failles, je cherche l’homme. Celui que je suis. Celui que nous sommes.
Enfin, que le cône de lumière qui tombe de ma lampe de bureau marque la frontière d’un territoire plus vaste qu’il n’y paraît. Il est de la taille d’un monde. J’en suis l’heureux souverain. Parce qu’avec trois fois rien – un peu d’encre, des carnets à petits carreaux, autant d’amour que de patience – je bâtis des châteaux de cartes qu’il me plaît de voir tenir debout ; des bastilles au cœur desquelles, comme on abrite du vent une flamme entre ses mains, je crée de toutes pièces, sans trop savoir comment, de petites histoires, de petites émotions, dans l’espoir insensé qu’elles iront, au-delà du temps et de l’espace, vers l’autre, que je ne connais pas et qui m’attend peut-être.

AURÉLIE CROIZIERS

CROIZIERS (Aurélie)

CROIZIERS (Aurélie)

Son (ses) livre(s) publiés chez JFE :

lachineafleurdepeaumadeintaiwan

 

 

 

 

 

 

 

Quelques mots sur l’auteur…
Passionnée de rencontres aux quatre coins du monde en version originale, Aurélie Croiziers a posé ses pas dans plus de trente pays ! Elle parle chinois mais aussi anglais et allemand (elle a aussi des bases en russe, néerlandais, et espagnol).
Aurélie a travaillé dans les échanges culturels, les achats, le tourisme et le web.
Après deux années de vie en Chine, elle vit à Paris mais repart souvent sur les routes !

Autoportrait…
À venir

 

100 – CETTE SEULE VOIX

image100ISBN : 978-2-36336-097-7
PAGES : 80
FORMAT : 200 x 130
PARUTION : 09/2013
COLLECTION : Images & mots
PRIX : 20 €

LIVRE INDISPONIBLE

 

 

 


RÉSUMÉ
Quand s’immisce, entre l’œil de l’une et la voix de l’autre, une curiosité réciproque, c’est l’occasion d’une correspondance insolite au cours de laquelle chacun, peu à peu, se dévoile et livre son sentiment sur le monde.
Trente-quatre photographies, autant de textes en écho, et c’est sur une passerelle étroite, tendue d’un territoire à l’autre, qu’ils vous invitent à musarder.

LES AUTEURS
Voir la fiche descriptive d’Alain Emery.
Voir la fiche descriptive d’Anne Lurois.

100/LIRE UN EXTRAIT

 

099 – NAPLES LA MAGICIENNE

image099ISBN : 978-2-36336-099-1
PAGES : 178
FORMAT : 200 x 140
PARUTION : 09/2013
COLLECTION : Variations nomades
PRIX : 16 €

LIVRE INDISPONIBLE

 

 

 

 

RÉSUMÉ
Voir Naples et mourir… dit l’adage.
Car quelles beautés pourraient la surpasser ? Nous combler davantage ? J’ai beaucoup parcouru le monde, promené mes pas et ma curiosité dans plus de quarante pays, répartis sur quatre continents. Naples n’a rien à envier aux sites les plus grands. Son histoire, sa richesse culturelle et son âme vibrante en font pour moi un lieu essentiel. (…)
En septembre 2012 , Élisa Dalmasso découvre Naples et tombe sous le charme de cette ville envoûtante au riche patrimoine culturel. Elle relate ici, dans son journal de voyage, sa familiarisation progressive avec la cité parthénopéenne, son histoire, ses légendes et ses richesses artistiques mais aussi sa population particulièrement chaleureuse.
Un bel hommage à une ville souvent méconnue et injustement discréditée qui donne envie de faire ses bagages et de partir en voyage.

L’AUTEUR
Voir sa fiche descriptive.

099/LIRE UN EXTRAIT

 

098 – IL FAISAIT POUSSER LES RÊVES

image098ISBN : 978-2-36336-096-0
PAGES : 156
FORMAT : 200 x 130
PARUTION : 09/2013
COLLECTION : Marges
PRIX : 15 €

LIVRE INDISPONIBLE

 

 

 

 

 

RÉSUMÉ
C’était un mercredi d’octobre, en fin d’après-midi, je découvrais votre atelier, je vous découvrais vous. J’ignorais que vous ne quitteriez plus ma vie. (…)
(…) Je restai muette devant vous, superbe dans vos quatre-vingt-huit ans, avec vos cheveux blancs, soyeux, vos yeux bleus, votre gentillesse, votre culture, votre façon d’être, là, dans la plus grande simplicité, votre intelligence, vos paroles qui coulaient, douces, faciles, votre intonation, votre rire, votre manière d’aimer.
Je fus conquise. Par vous, votre atelier-maison, votre vie. Tout.
Je vous aimai, dès le premier moment.
Entièrement. (…)
Ce livre relate l’histoire d’une très belle rencontre, celle de l’auteur et d’un sculpteur de quatre-vingt-huit ans et se veut un hommage à ce très grand monsieur que fut Ernest David.  Il y est donc question d’amitié, d’amour.
Mais ces pages parlent aussi d’art, de lumière, de sculpture et d’une recherche permanente de la beauté, de celle-là même qui interroge notre rapport au monde et tente de nous placer au meilleur de nous-mêmes.

L’AUTEUR
Voir sa fiche descriptive.

098/LIRE UN EXTRAIT

 

088 – 20 ANS, PAYSAN, POÈTE ET… POILU !

image088ISBN : 978-2-36336-090-8
PAGES : 108
FORMAT : 200 x 130
PARUTION : 04/2013
COLLECTION : Mémorielles
PRIX : 12 €

LIVRE INDISPONIBLE

 

 

 

 

RÉSUMÉ
(…) ne vous faites pas de mauvais sang, car c’est d’un cœur léger que je pars.
(…) je reviens de quatre jours de tranchées et, rassurez-vous, je suis bien portant !
(…) dans les tranchées, on court très peu de risques…
C’est ainsi que René Graciet tranquillise sa famille. À travers le courrier adressé à ces parents, on suit l’itinéraire d’un paysan de 20 ans qui découvre la France avec la guerre.
Ils étaient jeunes, heureux de vivre et ils sont partis vaillamment, défendre leur pays avec foi et patriotisme, laissant là leur foyer, leurs amis, leurs études ou leurs affaires. Vivement recommandées par les autorités pour ne pas inquiéter la population, les nouvelles du front étaient bonnes, même si parfois l’anxiété transpirait au détour d’un mot, d’une phrase.
Combien en sont revenus ? Combien sont restés enfouis à jamais sous les décombres d’une tranchée pour toujours fermée ? Combien de familles malheureuses, combien de mères inconsolables, d’épouses éplorées ?
Tous confondus (civils, militaires, Français, alliés et Allemands), l’Histoire retiendra de cette Grande Guerre, première du nom, 20 millions de morts et blessés… sacrifice de générations qui ne fut pourtant pas la der des ders comme l’espéraient les Poilus.

L’AUTEUR
Voir sa fiche descriptive.

088/LIRE UN EXTRAIT

 

081 – L’INDIRE

image081ISBN : 978-2-36336-078-6
PAGES : 76
FORMAT : 200 x 130
PARUTION : 02/2013
COLLECTION : Marges
PRIX : 11,90 €

LIVRE INDISPONIBLE

 

 

 

 

RÉSUMÉ
L’Indire contient quatre courtes nouvelles aux versants énigmatiques. À travers ce titre purement néologique, l’auteure travaille cette part interne de la parole, ce dire blanc qui nous lit de l’intérieur et nous instruit en silence.
L’indicible ici est détaillé, nuancé et révèle des personnages comme des doubles de nous-mêmes, des corps subtils féconds et épurés.
Tout au long de ce recueil, le Mystère accompagne les êtres, les dévoile et les rend à eux-mêmes. Ils le portent en étole, en ombre blanche comme une internité accomplie.

 

L’AUTEUR
Voir sa fiche descriptive.

081/LIRE UN EXTRAIT