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« Drôle d’espèce que celle des êtres humains, qui a migré et colonisé pratiquement tous les continents et perturbé son propre habitat. Au nom du mieux être de quelques-uns, elle a réquisitionné les ressources et les terres, et mis en péril avec un acharnement constant des millions d’êtres vivants et nous-mêmes. Cette histoire vous la connaissez, elle est la nôtre, celle de chacun, mais si je la rappelle c’est parce qu’elle fonde la guerre, toutes les guerres, et que bien au-delà des guerres, ces dérives mettent en péril toutes nos aspirations à la paix. »

Quand du jour au lendemain son grand amour la quitte, une jeune femme, sans savoir pourquoi se passionne pour l’étude des vaches. Des études les plus pointues sur l’élevage aux ouvrages techniques de gestion du troupeau, elle collecte tout ce qui a trait à sa nouvelle passion jusqu’à se couper radicalement du monde. Pourquoi cette obsession soudaine ? Pourquoi surtout le monde qui l’entoure lui apparaît-il d’un seul coup si étranger qu’elle ne semble plus pouvoir se résoudre à y vivre ? D’ailleurs, ce monde, n’a-t-il pas pris l’aspect d’un troupeau de bovins mélancoliques ? D’évidence, c’est son inconscient qui mène le jeu et il ne lui laisse pas le choix. La voilà donc embarquée bien malgré elle, dans une improbable quête, avec à ses trousses, le fantôme d’un amour perdu qui la hante et en ligne de mire, la figure énigmatique d’une vache, qui d’ailleurs ressemble curieusement à la sienne. Et qu’importe les incompréhensions, elle garde cette certitude en tête : elle trouvera ses réponses en suivant la figure de cette vache qui l’obsède.

Être millionnaire. Vendre des best-sellers dans l’anonymat. Être placé en garde à vue. Fuir les autres comme la peste. Comment cela a pu se produire ? Quels sont les lourds secrets d’un homme brisé ? Jusqu’où le passé ressurgi va-t-il le mener ? Longue quête, truffée de révélations qui vont conduire peut-être cet homme à l’irréparable. Seule une femme aurait pu le sauver. Seule une femme va le comprendre.

« Je suis au chevet de ma mère. J’attends sa mort. Je ne l’appréhende pas, non, je l’attends. Je l’attends avec impatience, avec rage ! Voilà des heures qu’elle gît là, livide, les yeux clos. Dort-elle ? Est-elle morte ? Fait-elle semblant ? Elle en serait bien capable. À vrai dire, je n’en sais rien. Ma mère a toujours été difficile à cerner. À onze heures du matin, comme chaque jour depuis mon arrivée, j’ai tiré les rideaux. Moins de lumière, geint-elle. Toujours à se plaindre. Jusqu’à son dernier souffle. Certes, il peut s’agir d’une gêne. Sans doute l’éclat du soleil lui brûle-t-il les yeux, chose logique à l’article de la mort, d’autant que depuis ces dernières années elle s’est mise à collectionner les lunettes de soleil, énormes, bombées devant, larges sur les côtés, qui lui donnent l’air d’une mouche ou d’un motocycliste. À quelle profondeur a-t-elle plongé ? Au fin fond des abysses, ou va-t-elle remonter brusquement à la surface comme le cadavre de Paul Meurisse dans la baignoire des Diaboliques, ses yeux écarquillés, pour me terroriser ? J’ai sorti mon petit miroir, je l’ai approché de ses lèvres. Un, deux, trois… Rien… À quatre, il s’est embué. »